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L'échec scolaire crise de l'école : à qui la faute ?

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Le piège qui nous est tendu…

De nos jours, l’enfant est rendu responsable de son propre échec, de ses mauvaises notes.

Aujourd’hui encore, la plupart des parents qui ont des enfants en difficulté à l’école, sont persuadés que le problème vient de leur enfant : il ne travaille pas assez, il est indiscipliné, rebelle, paresseux


D’un autre côté, on accuse souvent les enseignants de manquer “de pédagogie”, de “bienveillance”, “d’autorité”…
Enfin les enseignants ont parfois tendance à pointer du doigt le “manque d’investissement des parents” ou leur désintérêt pour l’école. Mais qui a envie de s’investir pour ces écoles ou il y a d’un côté l’enseignant, de l’autre les enfants, et entre les deux les parents ? Nos écoles ne sont pas des lieux d’échanges et de partages, les parents sont invités à participer aux activités de l’école tant qu’ils se taisent, même lorsque les projets sont très éloignés des attentes de la majorités des parents. Et si les parents ont le malheur de se plaindre, ils prennent le risque de voir l’enseignant se venger sur l’enfant. Résultat, parents et enseignants ne se parlent presque pas, ils se méfient les uns des autres.

Mais je n’accuse pas les enseignants qui sont eux-aussi enfermé dans cette posture, par habitude mais aussi parce que l’école est ainsi faite depuis un siècle.

C’est bien le système éducatif, et au delà, notre système politique qu’il faut repenser dans sa totalité.

L’exemple des devoirs à la maison

Est-il normal que les parents soit obligés de travailler avec leurs enfants deux à trois heures tous les soirs pour s’assurer de la réussite scolaire de leurs enfants ? Je veux dire, réfléchissons à cela : nos enfants dépensent déjà 8 à 9 h par jours à l’école et dans les transport MAIS, doivent encore travailler deux à trois heures supplémentaires pour espérer réussir au prochain contrôle. N’y a t-il pas quelque chose qui cloche ?

L’école française n’était-elle pas censé permettre à tous les enfants, même ceux de milieux défavorisés, de réussir ? Ne parle t-on pas tout le temps d’égalité des chances ? Mais de quelle égalité parle t-on quand certains enfants ne peuvent compter sur personne quand ils rentrent à la maison ? Comment une maman qui n’a pas été à l’école peut elle aider son fils ou sa fille a réviser la factorisation ? Sur quoi repose la réussite scolaire de nos enfants ? Sur ce qu’ils apprennent en classe ou sur le travail des parents à la maison le soir et le week end ?

Alors oui, avec CES règles du jeu, il ne me parait pas étonnant de voir que certains parents n’y arrivent pas, ou se sentent incapable de relever ce challenge. Certains baissent les bras, échouent à jouer les professeurs particuliers… Au final, n’est pas là la source de l’échec scolaire en France ? Les chanceux parmi les élèves ont la chance d’avoir des parents qui peuvent s’offrir les service d’entreprises spécialisées comme ACADOMIA (35 à 40€/heure). D’autres moins aisés s’épuisent tous les soirs après le travail à maintenir leur enfant sur les rails.

La responsabilité n’incombe selon moi, ni aux parents (très peu sont en réalité vraiment négligents), ni aux enseignants, mais dans notre pédagogie inefficace. 7h de cours par jour et pourtant 80% des élèves rentrent chez eux avec des connaissances incertaines et floues.

Les élèves ont-ils vraiment perdu le “sens de la valeur travail” ?

Il n’y a pas d’enfants paresseux par essence, au contraire. Tous les experts de Wallon à Piaget en passant par Bruner s’accordent à dire que l’enfant et ce alors même qu’il est encore dans le ventre de sa mère, est une machine à apprendre aux capacités bien supérieures à tout nos ordinateurs et même à celle de l’adulte.

L’enfant est naturellement curieux, il est même avide de connaissances.

L’école inspirée du modèle industriel de la fin du XXe siècle

L’école d’aujourd’hui à été créée à la fin du XIXe siècle, sur un modèle inspiré du modèle productiviste des usines du siècle dernier. Un maître qui fait le cours, assure seul la discipline sans l’aide des élèves. Un enseignant qui est le seul à savoir et qui dit ce qui est vrai ou faux. Des élèves qui doivent écouter et écrire, en silence et ne surtout pas parler entre eux et s’entraider. Des table bien alignées… Un volume horaire très chargé, un système de notes pensé pour humilié et écarter celui qui n’est pas assez performant. Des relations élèves adultes sans convivialité avec beaucoup de distance, surtout à partir du collège. Même l’architecture des écoles ressemble à celle des usines du siècle dernier. Très peu de nature, d’arbres, pas de potagers, pas d’animaux, mais du béton…

Ne serait-ce pas plutôt l’école qui étouffe peu à peu la soif d’apprendre des l’enfant ?

Heureusement pour l’École, les enfants n’ont pas leur mot à dire, ils doivent y aller que ça leur plaisent ou non. D’ailleurs, quelle meilleure préparation pour leur avenir : 45 ans (bientôt 55ans) de métro boulot dodo, un emploi alimentaire avec un salaire rogné par l’inflation, et une retraite improbable. L’école se situe dans un parfait continuum.

Le corps enseignant en mode passif… mais jusqu’à quand ?

Quant aux enseignants, le système de recrutement à fait en sorte, de ne sélectionner que les plus dociles. Une armée de candidats doués pour apprendre par coeur et intégrer les programmes officiels. Des ex-élèves qui avait une compétence rare : savoir s’adapter aux règles du jeu, capable de s’auto-formater.

Malheureusement pour les élèves, il n’est pas étonnant que la plupart des enseignants acceptent -souvent conscients mais résignés – de jouer ce jeu de dupes. Le pire c’est que leur soumission ne sera pas même récompensée. L’État à déjà trouvé une autre armée d’enseignants contractuels rendus plus dociles encore par la précarité. Qu’on ne s’y trompe pas, je n’en veux pas aux enseignants mais, force est de constater que nous citoyens, parents et enseignants acceptons l’inacceptable depuis trop longtemps. Nous en payons aujourd’hui le prix.

Pour combien de temps encore ? N’importe lequel de nos gouvernements tiendrait-il face à une mobilisation massive et prolongée des enseignants (et des parents) ? Un million d’enseignants et d’assistants d’éducation qui se mettent en grève et ce sont douze millions d’élèves qui sont bloqués à la maison, autant dire tout le pays. Les enseignants ont un réel pouvoir de coercition mais ils n’en ont pas conscience ou ont peur d’en user. Faire grève une journée de temps en temps, n’a tout simplement aucun sens. C’est une perte d’argent et surtout c’est démotivant. Cela donne effectivement l’impression d’être impuissants. Mais ce n’est pas le cas.

Mais, devant l’absurde, devant l’injustice, peut-on encore se satisfaire d’une journée de grève par semestre ? A t-on vraiment la conscience tranquille ? Durant mon expérience au sein de l’Éducation Nationale, j’ai très vite été confronté à des choses vraiment étranges et je me suis toujours demandé comment faisait les collègues pour tenir et supporter ces incohérences. C’est en ce sens que les enseignants par leur passivité sont – au risque de me faire des ennemis – collectivement responsables de ce qui arrive. Mais je ne perds pas espoir de voir les enseignants, se relever pour regagner leur dignité et défendre les intérêts de leurs élèves.

Se former au métier de parents

Quant à nous qui sommes parents, nous ne pouvons plus nous reposer sur les enseignants en espérant naïvement qu’ils feront le travail à notre place, chacun sa responsabilité, les enseignants aujourd’hui ne peuvent qu’assurer un service minimum. L’organisation entière de l’école ne permet pas de faire davantage.

La solution est de nous former, afin de pouvoir aider correctement nos enfants en évitant de faire des erreurs critiques pour leur avenir.

Nous devons être capable d’enseigner la méthodologie d’apprentissage à nos enfant. Car à l’école aussi étrange que cela puisse paraître, on n’apprend PAS a apprendre

Nous devons aussi nous former pour connaître les pièges de l’orientation, pour être capable de donner des conseils qui ne soient pas des banalités que nous nous contentons de répétées parce que nous les avons entendu.

Nous devons savoir reconnaître quand nos enfants sont en difficultés pour pouvoir leur venir en aide avant qu’il ne soit trop tard.

Combien de parents se forment pour apprendre le “métier” de parents ? Avez-vous déjà rencontré un historien qui n’aurait jamais lu un livre d’histoire ? Un pilote qui prend un avion sans jamais avoir suivi de cours ?

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