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Pourquoi les enfants décrochent ?

À qui la faute ?

De nos jours, l’enfant est rendu responsable de son propre échec, de ses mauvaises notes. Pire encore, l’échec scolaire est souvent à l’origine de conflits graves avec les parents. Enfin, aucune alternative n’est proposée aux enfants ou aux parents, si ce n’est des classes mouroirs dans lesquelles on regroupe pêle-mêle tous les enfants en difficultés, ce qui a souvent pour effet d’aggraver plus encore la situation.

Car aujourd’hui encore, la plupart des parents qui ont des enfants en difficulté à l’école, sont persuadés que le problème vient de leur enfant : il ne travaille pas assez, il est indiscipliné, rebelle, paresseux
D’un autre côté, on accuse souvent les enseignants de manquer de pédagogie, de bienveillance ou d’autorité.
Tandis que les enseignants remettent en cause le manque d’investissement des parents ou leur désintérêt.

A cause de cette posture accusatoire, nous perdons de vue le véritable problème. Victimes de nos préjugés et stéréotypes, nous oublions “la cause des causes” comme dirait Etienne Chouard.

C’est bien le système éducatif, et au delà, notre système politique qu’il faut repenser dans sa totalité. Aujourd’hui, le bien-être et la réussite de nos enfants ne sont plus une priorité. Tout au plus nos politiciens sont-ils inquiets de voire la France dégringoler dans les enquêtes PISA. Sans doute surtout préoccupés par l’image de la France à l’étranger.

La responsabilité des adultes

Il n’y a pas d’enfants paresseux par essence, au contraire, l’enfant est naturellement curieux, certains diraient même avide de connaissance. En revanche, c’est sans doute l’École qui étouffe peu à peu sa soif de découverte. Mais heureusement pour l’École, les enfants n’ont pas leur mot à dire, ils doivent y aller que ça leur plaisent ou non. D’ailleurs, quelle meilleure préparation pour leur avenir : 45 ans de métro boulot dodo, un emploi alimentaire avec un salaire rogné par l’inflation, et une retraite improbable.

Quant aux enseignants, ce sont d’ex-élèves particulièrement doués pour la soumission et le formatage. La plupart d’entres eux (comme les médecins) sont incapables de penser hors du cadre du système scolaire qui les fait tant souffrir mais dont ils sont esclaves, fatalistes, ils se forment peu aux pédagogies alternatives, ne luttent pas contre leurs stéréotypes

Reste à parler de nous, les parents, un peu d’autocritique ne nous fera pas de mal, nous aurions sans doute, besoin d’être encore davantage formés que nos enfants. Combien de parents se forment pour être meilleurs ? Avez vous déjà rencontré un historien qui n’aurait jamais lu un livre d’histoire ? Et pourtant il y a des parents qui n’ont jamais lu un livre sur l’éducation ! Pourquoi sommes nous si naïfs ? Nous nous en remettons exclusivement à l’école. Comme si celle-ci était infaillible. Comme si les enseignants étaient bien plus préoccupé par l’avenir de nos enfants que nous-mêmes, comme si ils étaient plus experts que nous en matière d’éducation… Arrêtons d’être des assistés et prenons nous en main..

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