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Qui suis-je ?

Bonjour, je m’appelle Mehdi, j’ai aujourd’hui 42 ans, je suis entrepreneur et blogueur “professionnel”. Je suis, entre autres, le fondateur du site sÉmanciper.com.

Puisque nous allons cheminer ensemble sur le sentier sinueux de l’introspection, il est normal que vous souhaitiez mieux me connaître. Alors… Allons-y !

Mon expérience dans l’Éducation Nationale, une déception

J’ai commencé ma carrière dans l’Éducation Nationale en tant que surveillant d’externat puis comme beaucoup de jeunes diplômés d’université en histoire, je suis devenu enseignant en histoire géographie.

J’ai travaillé durant mes études pour l’Académie de Créteil et l’Académie de Versailles. D’abord en tant que surveillant d’externat puis à partir de la Licence en tant que professeur contractuel en collège et lycée.

Au moment de passer le concours du CAPES, j’avais déjà 5 ans d’expérience dans l’Éducation Nationale. Mais mon rêve d’aider d’autres enfants et adolescents, issus comme moi de familles modestes a été rapidement confronté à la réalité d’une évolution extrêmement rapide et malheureusement négative du métier d’enseignant.

J’étais la plupart du temps en remplacement, parfois quelques mois, parfois une année entière. J’ai pu travailler dans plus d’une vingtaine d’établissements, collèges, lycées généraux, lycées professionnels…

Dans l’ensemble, je fus marqué par la dégradation des relations entre professeurs et élèves par rapport à la génération précédente.

J’ai passé ma jeunesse en banlieue, j’ai grandi à Gennevilliers dans la cité du Luth. Mon sentiment est sans doute très subjectif, mais je crois pouvoir dire que l’ambiance en classe dans les années 80 était différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Je ne me rappelle pas avoir vu des camarades de classes, même quand ils étaient en difficulté, se montrer agressifs envers leurs professeurs.

Nous faisions nos coups “en douce”, mais n’étions pas dans la confrontation directe. C’est peut-être que nos parents étaient différents aussi, ils faisaient beaucoup plus confiance aux enseignants et accordaient davantage d’importance à l’autorité de l’adulte. Aujourd’hui, je ne pense pas que nos enfants soient plus libres que nous l’étions. En revanche, ils doivent évoluer dans un environnement plus complexe.

Si je devais résumer en quelques mots mon expérience du métier d’enseignant, je dirais que les enseignants qui réussissent et qui parviennent à durer, sont ceux qui sont les plus bienveillants. Cette bienveillance, leur permettra de garder la tête froide durant les premières semaines nécessaires pour apprivoiser leurs élèves et gagner leur confiance. Les enseignants les plus doués parviennent ainsi à détendre l’atmosphère notamment par l’humour (qu’il ne faut pas confondre avec la moquerie).

C’est un peu comme si vous disiez à vos élèves lorsqu’ils cherchent la confrontation (ce qui ne manquera pas d’arriver): “Relax, je ne suis pas en guerre contre toi. Même si tu me provoques, j’ai bien compris que ce n’est pas personnel, c’est juste parce que tu ne me fais pas encore confiance. Je viens en paix, tu n’as aucune raison d’avoir peur de moi”.

Dans le même temps, alors que je continuais ma Maîtrise, j’ai tenté une première fois le CAPES d’histoire.

A l’époque, le concours d’enseignement du secondaire était encore assez difficile à obtenir, l’Éducation Nationale ne connaissait pas encore de crise de recrutement et le taux de réussite se situait autour de 9%.

Mais bon, je reconnais aussi que je n’étais pas une “bête à concours”, mon erreur est d’avoir toujours refusé de passer par l’IUFM et de passer ce concours en candidat libre. Pour chaque problème, il y a une solution, encore faut-il suivre la méthode.

Ainsi, malheureusement (ou heureusement) pour moi, j’ai raté celui-ci, non pas une fois mais deux fois d’affilé. A l’époque, j’ai très mal vécu ces deux échecs, la deuxième fois à cause de l’oral. Un comble pour moi qui était très à l’aise devant mes élèves.

Cette expérience a été très enrichissante pour moi, j’ai compris comment fonctionnait un concours. Mais au même moment où je révisais pour les épreuves, je commençais à douter de ma motivation pour travailler pour l’Éducation Nationale.

Je voyais très bien que l’Éducation Nationale était un “plan foireux”. Le métier était difficile, le salaire démotivant et surtout j’ai été témoin de choses inacceptables (j’en parlerai dans le blog).

Ma carrière d’éducateur scolaire

Comme je l’ai expliqué précédemment, j’étais plutôt déçu de l’Éducation Nationale en tant qu’institution, je trouvais leur mode de recrutement inadapté au contexte, mais je constatais aussi la dichotomie absolue entre les valeurs annoncées et la réalité vécue sur le terrain.

Pourtant, j’aimais toujours autant enseigner et éduquer, c’est pourquoi j’ai commencé à m’intéresser au monde de l’éducatif. J’ai donc postulé pour un poste d’éducateur scolaire spécialisé dans un centre éducatif en internat situé en Alsace. J’ai été presque immédiatement recruté et j’ai travaillé dans cet établissement deux ans.

Bien que ces deux années furent parfois difficiles étant donné  l’histoire complexe de certains élèves du centre (incarcération, délinquance, expulsion du système scolaire traditionnel…). J’ai vraiment apprécié cette expérience nouvelle qui venait compléter mon expérience d’enseignant.

Souvenir de l’Institut Mertian à Andlau, Alsace

J’ai compris l’importance de privilégier des établissements avec de petits effectifs d’élèves. De même, j’ai constaté l’importance d’être tout à fait cohérent dans son discours et ses actions. C’étaient les deux atouts de cette école un peu différente.

J’ai dû adapter mes pratiques pédagogiques afin de mieux servir ces élèves dont la plupart étaient en rupture totale avec le système scolaire. J’ai aussi beaucoup apprécié les relations enseignants-élèves beaucoup plus conviviales que ce que j’avais connu avec l’Éducation Nationale.

C’est dans ce centre éducatif que je me suis le plus épanoui en tant qu’enseignant et éducateur. Mes élèves passaient le CAP, ce qui était déjà énorme vu que beaucoup n’allaient plus à l’école depuis plusieurs années et arrivaient en classe avec d’énormes lacunes. J’ai été très fier d’avoir pu amener 100% de mes élèves à leur objectif.

Malheureusement mon père est tombé malade à cette même époque et j’ai dû revenir en urgence en région parisienne. C’est à cette époque que j’ai choisi de me reconvertir.

Mon expérience de manager

A ce moment de ma vie, j’avais déjà plus de trente ans et je voulais tester d’autres choses, j’avais envie d’avoir des responsabilités.

J’ai donc fait un Master en management, après mon stage, j’ai été recruté en CDI chez AXA en tant qu’expert en relation client et communication digitale.

J’étais satisfait de mon travail chez AXA, mais j’avais envie de travailler à l’étranger, c’est pourquoi quelques années plus tard, j’ai rejoins le groupe Accorhotels où j’ai travaillé comme Directeur de la relation Client, avant de devenir Directeur adjoint dans un hôtel 5 étoiles.

J’avais donc atteint mon objectif, j’avais sous ma responsabilité près de 200 employés… sauf que je travaillais environ 60h par semaine et ma vie de famille s’était fortement dégradée. Vous voyez on se bat pour une chose, puis on comprend que celle ci n’est pas forcément bonne pour nous. Dans la vie, rien n’est parfait 😉.

Quand vous avez goûté aux responsabilités dans une grande entreprise, vous avez (en gros), trois choix :

  1. Rester au même niveau et lever le pied
  2. Continuer à monter les échelons pour avoir encore davantage de responsabilité
  3. Ou bien…quitter votre poste pour donner une autre direction à votre vie.

J’ai choisi la troisième voie afin de revenir à ce qui me paraissait essentiel : ma famille et mon indépendance.

Je vous ai raconté cette histoire, parce que le concept de semanciper.com est justement d’affirmer haut et fort que tout est possible à condition d’avoir la bonne méthode.

Bien sûr, vous aurez à affronter des moments difficiles. Mais ce sont ces épreuves de la vie qui vous permettront de grandir et vous procureront le sentiment de vous réaliser.

Je constate que beaucoup trop de salariés, fonctionnaires ou non, ne s’épanouissent plus dans leur travail. Le problème c’est qu’au lieu de se reconvertir, ils “s’accrochent” désespérément à leur boulot. Ce fatalisme, dicté par la crainte de perdre une situation “stable”, est en fait autodestructeur pour le salarié qui sombre peu à peu dans la dépression.

Mais ce qui est peut-être encore plus grave, c’est que cette incapacité à “lâcher prise” a aussi des conséquences néfastes sur la société. Dans les mairies, les administrations publiques, l’enseignement, la restauration… qui n’a pas été un jour confronté à un employé démotivé et aigri ?

Quand on y réfléchit, ces salariés totalement démotivés par le travail, ressemblent à s’y méprendre aux 15-20% d’élèves qui ne trouvent pas non plus leur place dans l’école et “pourrissent” la classe.

D’où ma question vous sentez-vous bien dans ce que vous faites ? Si c’est le cas, ne changez rien.

En revanche, si vous sentez que votre place est ailleurs n’attendez pas de dépérir jusqu’à devenir une personne négative. Des solutions existent.

J’ai créé Semanciper.com pour vous aider.

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