fbpx

Renouer avec le savoir : comprendre le “constructivisme”

Pédagogie constructiviste
Pédagogie traditionnelle

L’égalité des chances : un leurre

À l’école, l’essentiel de la pédagogie repose sur le cour magistral, le résumé de la leçon et enfin, des exercices de consolidation des connaissances. Le cours se conclut généralement par une évaluation sommative*.

Pourtant tous les enfants ne bénéficient pas du même environnement familiale et si ce schéma convient à une partie des élèves (bien souvent ceux qui sont encadrés à la maison), il met à mal les élèves plus lents, ou ne bénéficiant pas du soutien des parents. Finalement, l’école par cette approche continue de creuser le fossé entre élèves au lieu de résorber les inégalités. D’après l’article du Figaro du 25 août 2015, l’étude menée par la DEPP (direction de l’évaluation de la prospective et de la performance) confirme que les inégalités sociales accroissent l’écart scolaire.

Face à cette organisation traditionnelle et au décrochage scolaire, le constructivisme s’était donné pour objectif de lutter contre l’échec scolaire des plus défavorisés. Il a connu dans les années 80, un grand succès et continue à être le socle de la formation des enseignants aujourd’hui. Pourtant, cette pédagogie n’est en rien nouvelle, elle avait déjà été proposée dès le début du 20ème siècle par les défenseurs des éducations nouvelles. Faisons le point ensemble…

Que signifie l’enfant “acteur” de son apprentissage ?

Ce courant pédagogique  repose sur un principe simple, il faut susciter l’intérêt  de l’enfant par la participation. L’apprenant n’est pas un “sujet” ou un vase que l’on rempli mais un être doué de conscience, il doit donc participer au processus d’apprentissage.

Pour les pédagogues du constructivisme, l’enfant apprend au travers de situations de recherche à la manière de chercheurs : c’est ce qu’on appelle les pédagogies actives.

Dans ce but, il est intéressant de revoir la disposition de la classe, d’abandonner les cours magistraux qui laissent l’apprenant passif et qui ne permettent pas de consolider le savoir. La mémorisation sur le long terme serait moins efficace. Stanislas Dehaene directeur de l’unité de neuro-imagerie affirme que les recherches en neurosciences ont permis d’identifier 4 étapes de l’apprentissage : l’attention, l’engagement actif, le retour d’information et la consolidation.

Pour cela, la classe est organisée en “ateliers” et c’est aux enfants de choisir l’atelier auquel ils souhaitent participer.  Ils expérimentent et élaborent des théories qui seront ajustées ou validées par l’enseignant. L’enseignant n’est donc pas absent, cependant il reste en retrait pour observer et assister ceux qui en ont besoin.

Quel est le rôle de l’enseignant ?

Dans ce contexte, l’enseignant  pour favoriser le plaisir d’apprendre,  laisse davantage de temps pour l’apprentissage, les élèves sont volontairement conduit à faire des erreurs,  qui deviennent de nouveaux problèmes à surmonter. Ce travail de réflexion, de résolution de problème est au centre de la méthode constructiviste.

A la fin du cours, l’élève aidé par l’enseignant est parvenu lui même à force d’efforts et de recherches, à une réponse à la problématique énoncé en début de cours. Il a pu mettre le doigt sur un grand nombre de nouveaux concepts et donc de nouvelles connaissances. C’est ce qui est appelé le processus de “construction du savoir”.

*Évaluation sommative : évaluation qui arrive à la d’un fin processus d’apprentissage et qui mesure les acquis de l’apprenant.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne partez pas sans vous abonner à la newsletter
Recevez nos derniers articles et conseils avant tout le monde (éducation, scolarité, psychologie, développement personnel...) Bénéficiez sans condition de 20% sur tous nos produits (formations, e-book, conférences...)
Semanciper.com respecte la législation européenne dite RGPD. Vos données et emails ne seront en aucun cas partagées.