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Sur les traces des entrepreneurs

Quelques personnalités

Honoré de Balzac expulsé du collège à 14 ans, Thomas Edison considéré comme “stupide” et renvoyé de l’école pour bavardage, Einstein, bien sûr, dont la scolarité fut laborieuse et qui échoua au Baccalauréat.

Plus récemment, outre mer, Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Larry Ellison ou encore Richard Branson et Ralph Lauren ont en commun d’avoir tout simplement snobés les études longues, pour se lancer corps et âme dans leurs projets personnels.

En France, Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama qui commença à travailler à 14 ans. Issu d’une famille modeste, il arrêta l’école dès l’obtention de son CAP et s’installa à Paris pour chercher du travail, il ouvrit son premier magasin de bricolage à 29 ans.

L’expérience un atout

En France comme aux États Unis, les statistiques montrent que la plupart de nos entrepreneurs abandonnent l’école dès qu’ils le peuvent. Selon une enquête emploi de 2013 publiée par l’INSEE, 12 % des entrepreneurs sondés ne disposaient d’aucun diplôme et 46% d’entre eux n’étaient titulaires que d’un bac ou d’un CAP. Ainsi, presque 60% des chefs d’entreprises français n’ont jamais fait d’études supérieures, est-ce si grave ?

Que l’on soit chirurgien, ingénieur, avocat, directeur marketing, plombier ou  coiffeur, 80% de notre expertise-métier a été acquise après notre recrutement par le biais de notre expérience professionnelle. Les études et les diplômes sont surtout utiles pour développer sa culture générale, mais c’est par la pratique que l’on devient un expert dans son domaine. C’est d’ailleurs la même chose pour l’apprentissage d’une langue. Par exemple, une ou deux années d’immersion en Angleterre seront en général bien plus efficaces que huit années d’études de l’Anglais en France. Einstein aimait dire : “La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information”.

Pourquoi pas devenir entrepreneur

L’entreprenariat pourrait bien être la solution pour bon nombres d’écoliers peu motivés par l’école. Malheureusement, notre système scolaire ne nous prépare pas à devenir des entrepreneurs. C’est donc encore une fois à nous parents de travailler avec notre enfant à faire accoucher le rêve, le grand projet qui sommeil en eux. Il ne s’agit pas simplement de lui dire : “tu veux faire quel métier plus tard”, mais de commencer avec lui un cheminement intellectuel qui le mènera à commencer à produire de la valeur dès son plus jeune âge, de manière à lui montrer que l’âge n’a pas d’importance, tout est possible, même pour un enfant à condition d’avoir une méthode.

Par où commencer ?

Ce projet partirait de ces passions pour aboutir à un résultat concret, une sorte de produit minimum viable. En général, notre société n’émancipe pas nos enfants. Les parents, comme l’institution scolaire transmettons aux enfants toutes sortes de croyances limitantes sans nous en apercevoir : “tu verras quand tu seras grand”, “tu dois d’abord aller à l’école”, “tu es encore trop petit pour faire cela”... Tout cela,  nous y croyons nous-même, parce que c’est comme cela que nous avons été éduqué aussi bien par nos parents que par le système scolaire. Le problème c’est qu’en reproduisant les mêmes erreurs, nous enracinons à notre tour, dans l’esprit de nos enfants un virus dangereux, celui de la faiblesse, celui de la procrastination, celui de la dépendance. Nous considérons l’enfant comme incapable et nous lui répétons que ce n’est que quand il sera majeur qu’il pourra vraiment agir pour la société (premier mensonge). Ensuite, nous lui apprenons que tant qu’il n’aura pas de diplôme, il ne sera pas vraiment compétent pour travailler (deuxième mensonge). Enfin nous le persuadons qu’il ne deviendra productif qu’une fois qu’il aura un “vrai” travail.

“L’enfant est une source que l’on laisse jaillir”

Aujourd’hui, rien d’étonnant à ce que nos jeunes ne se sentent pas en confiance pour créer leur propre entreprise. Je me suis penché sur les statistiques des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs pour savoir quel était le pourcentage d’étudiants qui une fois leur diplôme en poche, se décidaient finalement à se lancer dans l’entreprenariat. Les résultats sont révélateurs du manque d’esprit d’entreprise en France, même chez ceux qui sont réputés être les meilleurs de nos élèves. En effet, seuls 0,8% des étudiants sortant d’école de commerce ou d’ingénieurs, choisissent de créer une entreprise ou une startup. Si nos jeunes manquent autant d’audace et préfèrent à ce point le confort du salariat dans une grande entreprise, n’est ce pas parce que parents et professeurs ont détruit en eux toute ambition de peser sur le cours du monde ?



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