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Pour les Musulmans qui se laissent abattre…

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Je tiens à faire éclaircir un point. Je m’appelle Mehdi et je suis Musulman, je porte donc sur ma communauté un point de vue bien particulier, mais je ne m’intéresse pas spécifiquement aux parents et enfants musulmans. En revanche je m’autorise à traiter certains problèmes selon une sensibilité qui m’est propre. D’ailleurs, pour moi, l’objectivité est un mirage, si ce n’est une tromperie, alors je ne chercherai pas à être consensuel et neutre sur tous les sujets. Si cela ne vous dérange pas, pas vous êtes les bienvenus dans cet espace d’échanges et d’enrichissement réciproques quelques soient vos différences 😀.

Mon but est d’écrire des articles et de créer des formations qui seront utiles à tous. Pour les parents et les jeunes vivant en France mais pas seulement (je salut d’ailleurs mes nombreux lecteurs en provenance du Maghreb et du Canada francophone 😉).

Je n’ai pas fait d’études religieuses, bien qu’étant Musulman, je n’aborderai donc PAS mes thématiques préférées (l’éducation, réussite scolaire, la culture générale et la psychologie…) d’un point de vue religieux. Chacun son domaine expertise, mon point de vue sur ces questions n’est pas celui d’un érudit musulman mais bien celui d’un spécialiste de l’éducation et de la formation qui a travaille et réfléchis à ces problématiques depuis bientôt quinze ans.

La communauté musulmane n’est pas en crise mais en mutation

Pour comprendre en quoi cette “crise” peut être un élément positif pour les Musulmans, il faut retourner à l’étymologie du mot. Pour les grecs “krisis” signifiait jugement, décision. Vous allez me demander quel lien avec ce que nous traversons ? Comprenez que le terme “crise” peut tout aussi bien nous orienter vers une signification médicale, c’est à dire la manifestation violente d’une maladie. Ou bien nous orienter vers une toute autre signification, celle des sciences de la psychologie. Dans ce cas, il faut comprendre que la crise, est une étape charnière dans notre développement. L’être humain subit différentes phases dans son évolution, des changements de paradigmes (de modèles). Par exemple des spécialistes comme Spitz dans les années 40 ou Daniel Marcelli plus récemment, expliquent que tous les enfants quand ils arrivent vers l’âge de 3 ans, prennent l’habitude de opposer à leurs parents, de dire “non”, ils ne veulent plus ranger leurs affaires, plus manger, plus venir quand on les appelle.

Doit-on pour autant s’inquiéter ? Bien au contraire, cette période de crise est vitale pour l’enfant et le futur adulte, car elle permet à nos enfants d’apprendre à s’affirmer en tant qu’individus à part entière. Sans cette “crise”, l’enfant resterait enfermé dans une relation fusionnelle c’est à dire de dépendance vis à vis de ses parents. Il serait ainsi incapable de construire une personnalité équilibrée entre les impératifs de la vie réelle et la nécessité de savoir se positionner dans la vie face aux autres. L’enfant “s’entraîne” donc sur ses parents (les personnes les plus proches pour lui) pour apprendre à s’affirmer et à dire non. Il développe ainsi sa confiance en lui-même. Briser cet élan en voulant empêcher cette crise, provoquerait chez l’enfant des séquelles psychologiques qui l’accompagneront plus tard dans sa vie d’adulte.

Il y a ceux qui voit toujours le verre à moitié vide…

Les Musulmans, traversent effectivement une période de grande turbulence : doutes, ignorance de leur propre religion, difficulté à trouver leur place dans la société, islamophobie, exclusion professionnelle…

Face à cette situation, certains parents, ont peur et se sentent gagnés par le pessimisme. C’est généralement le cas pour ceux qui se polluent trop l’esprit à suivre les information diffusées sur les “mass médias”. Il faut se méfier de ces derniers, la peur fait vendre, les journalistes préfèreront toujours mettre l’accent sur ce qui ne va pas plutôt que sur ce qui marche.

Mais les médias ne sont pas tout, ils sont par ailleurs, d’ores et déjà presque totalement discrédités auprès d’une grande partie des Français (v. 32e Baromètre de la confiance des Français dans les médias réalisé par Kantar pour La Croix)

Cette peur du lendemain est très présente chez les Musulmans

Alors, regardons plutôt les choses d’un autre point de vue. Avez-vous déjà eu la varicelle ? Savez-vous que ces gros boutons qui poussent partout sur votre corps sont un signe de bonne santé ? C’est la preuve que votre organisme fabrique des anticorps et lutte vigoureusement contre l’infection. Plus l’éruption cutanée sera forte, plus votre système immunitaire est performant.

Il est de même pour l’accouchement qui se fait parfois dans la douleur.

L’apprentissage lui-même, comme je l’ai dit plus haut, repose sur une succession de constructions/ dé-constructions de nos représentations mentales (ce que le pédagogue Vigotsky appelle les conflits cognitifs ).

En histoire, la plupart des grands changements politiques ont suivi des crises de grande ampleur (économiques, politiques, militaires…). Les exemples en ce sens sont innombrables…

La communauté musulmane française est loin d’être parfaite... Nul ne veut le nier. Mais, plutôt que de sombrer dans le défaitisme, prenons conscience des signaux positifs de plus en plus nombreux.

Les symptômes de la crise

  • Les prisons seraient remplies en grande partie de français d’origine maghrébine ! C’est une information souvent relayée mais en partie erronée. En effet, le rapport sénatorial no 114 daté du 20 novembre 2014, admet que sur les 70 000 détenus en France, “seuls 18 000 ont demandé à bénéficier d’une collation supplémentaire lors de la fête religieuse du Ramadan“, ce qui représente environ un quart des prisonniers français. Je veux bien croire cependant que les français d’origine étrangère sont plus nombreux DANS LES PRISONS DE BANLIEUE – certains avancent le chiffre de 50% – mais cela n’est pas valable pour toutes les prisons françaises et correspond plutôt à la surreprésentation démographie de la population d’origine africaine autour des grandes villes de France.
  • Les Musulmans seraient particulièrement touchés par l’échec scolaire, certains vont même jusqu’à dire que leur appartenance religieuse serait directement à l’origine de ces faibles performances… Hum oui mais alors pourquoi le lycée privée Averroès est il régulièrement classé parmi les meilleurs établissements français ?
  • L‘apathie globale de la communauté musulmane et son incapacité à peser sur la politique française malgré son importance numérique (une réalité à relativiser au vue de la vitalité du tissu associatif musulman).

Les signaux faibles qui laissent présager un futur meilleur

La première chose qui me saute aux yeux est notre intérêt croissant pour tout ce qui touche à l’éducation, la psychologie, le développement personnel, la santé, le bien-être…

La plupart des parents musulmans autour de moi, se montrent de plus en plus intéressés par les questions liées à la réussite scolaire de leurs enfants quand les parents de jadis pensaient que l’École seule devait s’occuper de l’éducation de leurs enfants.

Les parents ont compris que les dépenses d’éducation sont un investissement pour le futur. Le budget alloué à la réussite scolaire de nos enfants est de plus en plus important, preuve en est l’explosion du nombre d’écoles privées musulmane en France et ce malgré une opposition farouche des autorités publiques. Combien de parents musulmans choisissent aussi l’instruction en famille en s’apercevant de la faiblesse du niveau scolaire de l’école de leur quartier ? Doit-on s’en inquiéter comme le fait le gouvernement ou au contraire, y voir une responsabilisation, une volonté de réussite et une autonomie plus grande des parents ?

Partout autour de nous, nous constatons que de plus en plus de jeunes de banlieues intègrent des écoles d’ingénieurs, des écoles de médecines ou des grandes écoles. Que de chemin parcouru pour ceux qui comme moi, ont grandi en banlieue dans les années 70-80… A l’époque quand j’étais au collège, je ne connaissais AUCUN “grand” qui faisait des études supérieures, qui était enseignant, avocat, chercheurs… C’est comme si ces boulots n’étaient pas pour nous.

Les Français de confession musulmane, sont bel et bien en train de réussir à évoluer dans cette société, comme l’ont fait les Portugais, les Espagnols et les Juifs avant eux. Ils sont de plus en plus présents (et donc visibles et c’est bien cela le coeur du problème évidemment) dans toutes les couches de la société. Souvenons-nous que seulement 30 ans auparavant 99% des Musulmans français était de simples prolétaires (et ce n’est pas là quelque chose d’honteux bien au contraire).

Aujourd’hui, ces enfants qui ont grandi en banlieue, parfois dans des bidonvilles sont devenus des cadres, des éducateurs spécialisés, des officiers de police, des entrepreneurs, des médecins… Et ceux qui occupent des fonction intermédiaires, font le maximum pour que leurs enfants les dépassent. C’est une réalité, un mouvement de fond, qui est ignorée par les médias ou les polémistes. Ces jeunes de banlieue qui se sont arraché à la pauvreté par leur volonté farouche, ne sont pas des footballeur, ni des comique, ni des rappeurs, comme voudraient le faire croire certains. Leur réussite est à la fois moins visible et infiniment plus profonde.

Partout on constate que l’éducation, est devenue une priorité pour les parents vivant dans les banlieues. Ils se renseignent, échangent sur les forums, regardent des vidéos sur Youtube, cherchent à comprendre leurs enfants pour éviter de reproduire leurs erreurs passées ou celles de leurs propres parents. Si les médias et journalistes ne voient pas cela, c’est que soit ils sont malhonnêtes, soit ils ne connaissent pas le terrain et ne conçoivent les banlieue que comme des “territoires” sauvages, dangereux et miséreux, ce que la banlieue n’est pas, pas plus que l’Afrique n’est un continent de pauvres gens affamés. C’est tout le drame du journalisme aujourd’hui, censé décrire le terrain tout en vivant dans un entre-soi à des années lumière du monde réel.

Faire le lien entre notre foi et nos besoin dans cette vie

Cela ne signifie pas pour autant que nous devons rester les bras croisés à attendre que notre situation s’améliore d’elle-même. C’est à nous de faire les efforts pour devenir meilleurs.

Les sites qui abordent ces sujet ne sont pas des sites musulmans, nos spécificités ne sont pas pris en compte. De plus en plus de Musulmans se lancent dans des blogs sur la mode, la cuisine, la musique, le maquillage, les jeux vidéos… Mais très peu de sites traitent de la famille, des enfants, de l’échec scolaire, des difficultées rencontrés par nos jeunes, de culture générale… Il m’est apparu que mon devoir était de tenter de combler ces lacunes.

Comment être de bons parents ? Comment ne pas détruire ses enfants sans en avoir conscience ? Comment faire face aux défis qui se posent à nous (internet, téléphone, addiction, violence, perte de sens…) ? Comment réussir au jour le jour quand on est parent ou étudiant ?

Il existe bel et bien une génération qui se redresse lentement qui souhaitent non pas “dominer la France ou imposer la charia“, mais juste se rendre utile et trouver une place digne au sein de la société sans avoir à renoncer à sa religion et ses valeurs. Deux générations interconnectées (les enfants et leurs parents), qui ont besoin de conseils dans leur quête du bonheur dans cette vie et dans l’au delà.

J’ai longtemps gagné ma vie en travaillant pour l’Éducation Nationale, pour de grandes multinationales, mais sans doute à cause de la “crise” de la quarantaine, je souhaite aujourd’hui travailler au service d’une communauté pour laquelle tout reste encore à faire et inventer.

J’ai pensé ce site, pour les parents qui se battent au quotidien pour l’éducation de leurs enfants, pour les mamans et les papas qui ne se satisfont pas de ce qu’ils sont et veulent devenir meilleurs dans leur rôle, aussi bien au service de leurs proches que pour eux-mêmes.

J’ai pensé ce site, pour élèves et les étudiants qui se sentent désorientés dans ce monde de plus en plus complexe et incertain, quelles études suivre, comment concilier leur foi avec le besoin de vivre dignement ? Comment réussir ses études tout en étant épanouis et cohérent avec moi-même ? Comment trouver sa voie, dans ce système scolaire productivistes et standardisé qui ne sait pas prendre pas en considération les individus.

Pour tous ceux qui n’ont pas cessé d’être curieux et de vouloir apprendre…

Comme je l’ai dit dans un autre article sur le bonheur, être heureux consiste à développer une compétence rare, une sorte de “super pouvoir”. Celui d’être capable d’entrevoir la lumière aussi petite soit-elle, même dans la nuit la plus noire, et de toujours avancer, même très lentement, sans jamais perdre espoir.

En cours…
Bravo et bienvenue !

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